Après les gauchers, les cathos contrariés…

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gaucher contrarié

« Ah, vous êtes gauchère ! » s’exclame ce commerçant en me regardant signer mon chèque. « Vous savez que les gauchers vivent moins longtemps ? » continue-t-il  aimablement. Et de m’expliquer en détails : Ben oui, il y  des études anglo-saxonnes qui l’ont montré.  Le monde n’est pas fait pour eux. Ils sont sans arrêt contrariés, même depuis qu’on ne les force plus à écrire de l’autre main. Tout les soumet à un stress permanent. Ils doivent sans arrêt s’adapter, faire comme s’ils étaient droitiers. La vie quotidienne est une agression continue. Alors forcément, de devoir porter tout ça… Ils passent plus vite l’arme à gauche. Forcément. Mais je m’inquiète. Je m’inquiète vraiment. Car le traumatisme d’être gaucher n’est rien à côté de celui d’être… catho. Catho en France veux-je dire.

Après les gauchers contrariés, voici les cathos contrariés.  Presque un pléonasme. La presse, le monde politique sont les maîtresses d’école qui viennent leur donner des coups de règle sur les doigts pour qu’ils se rééduquent, qu’ils changent de côté, qu’ils se réforment. On se moque de ce qu’ils écrivent, on les dénonce, on exige d’eux qu’ils rentrent dans le rang, on leur cite en exemple les bons élèves appliqués dans le rang d’en face – athées, libres-penseurs, adeptes de croyances plus exotiques –  quand eux sont les cancres de la société française.

Tout dans ce pays, est source d’agression, les cours que l’on enseigne à leurs enfants, les bouquins qu’on fait lire à ces derniers, jusque maintenant aux timbres  que vendent les distributeurs automatiques. Une agression autrement plus violente qu’un ouvre-boîte qui vous résiste ou un frein à main du mauvais côté. Il faut sans cesse se battre, trouver des parades, s’adapter à un environnement hostile.

Tous les jours, une nouvelle brimade, une nouvelle vexation, un nouvel obstacle. Comme des Poil de carotte qui chercheraient désespérément à susciter l’amour de leurs parents, les cathos, éternels contrariés,  tentent de « bien faire ». Mais quoi qu’ils fassent,  ils ont tout faux, un point c’est tout. « Un  cortège de vieux cons, de mère pondeuses et de puceaux fachos va défiler pour se mêler de nos vies » retweetait Pierre Bergé, tout en délicatesse,  à propos de la  Marche Pour la Vie. Battant en brèche la caricature, une gracieuse et jolie jeune femme, à l’initiative de la lettre ouverte au pape signée 100 000 fois qui a précédé la visite de François Hollande au Vatican, fait une apparition remarquée à la télévision  chez  Laurent Ruquier. Rien de la « mère pondeuse » telle que la décrit Pierre Bergé. Qu’à cela ne tienne. Christine Bravo claironne haut et fort qu’elle lui trouve des  airs de « salope ». Trop coincée ou pas assez, mère pondeuse ou salope, les cathos ne sont jamais comme il faut.

On les insulte ( En sortant du studio d’Europe 1, Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Lejeune, s’est fait traiter  de « connard » par une journaliste), on les menace, (Caroline Macary célèbre avocate LGBT et candidate PS à Paris, tweete, toujours lors de cette Marche Pour La Vie : « Vigilants nous devons être car les réactionnaires s’agitent encore et cela ne cessera que lorsqu’ils seront morts », mais eux-mêmes, les cathos, doivent rester en toute circonstances parfaitement magnanimes et souriants, car le moindre mouvement d’humeur, le moindre écart de la langage serait immédiatement durement sanctionné, d’une façon sans appel , et sous les hurlements de la foule. La participation de certains d’entre eux à la manifestation  » Jour de colère  » a ainsi été très durement fustigée, jusque dans les rangs de leurs coreligionnaires, tant les cathos ont intériorisé  leur propre indignité et la longue litanie de devoirs que celle-ci impose : Un catholique n’a pas le droit d’être en colère.  Un  catholique doit sourire et chanter en toutes circonstances, même sous les crachats.

Alors n’est-ce pas, si la vie des gauchers, du fait des stress de la vie, se trouve écourtée, on se dit que les cathos, bientôt, ne passeront pas le jardin d’enfant…  Et je ne vous parle pas des cathos qui sont en sus gauchers.

 

 

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Rude journée, on a affronté les dames caté !

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CRS mères veilleusesMorceau d’anthologie que cet affrontement entre forces de l’ordre et mères veilleuses, lundi dernier. Tandis que, comme chaque jour dans notre France Orange Mécanique, étaient perpétrés  13000 vols, 2000 agressions et 200 viols, que faisaient donc les forces de l’ordre à Paris ? Elles tenaient à l’œil  les mères de famille nombreuses.  Venues, en délégation,  porter une lettre à Dominique Bertinotti recluse en son ministère comme Marie-Antoinette en son château.

Pauvres CRS. Mais qu’ont-ils pu donc raconter le soir en rentrant chez eux… Ta journée s’est bien passée, mon chéri ? Mais oui, formidable. J’ai chaussé mes rangers, endossé ma tenue de maintien de l’ordre avec ses épaules de golgoth, j’ai pris mon air pas commode et je suis allée d’un pas martial parquer des petites dames bien comme il faut de l’ouest parisien,  courser des  femmes au foyer  qui tentaient de s’échapper sur leurs petits escarpins. Elles couraient assez vite d’ailleurs, sans doute l’exercice quotidien, à quatre heures-et-demi, quand elles ont peur d’arriver en retard à la sortie de l’école. De temps en temps, derrière le cordon, elles chantaient,  faisaient des rondes comme dans une  veillée scoute… et comme leur progéniture l’an dernier. De temps en temps, certaines tentaient de nous amadouer, sur le ton qu’elles prennent avec le prof de maths  pour le convaincre de laisser passer leur enfant en 1ère S. Mais nous étions intraitables et les repoussions durement, sans ménagement.  Non mais ! C’est qui qui commande ?  Certaines étaient enceintes, d’autres avaient des poussettes, il y avait aussi quelques grands-mères à chignon blanc. On sentait vraiment qu’elles avaient dans l’idée de monter à l’assaut de l’Elysée.

On sait que la gauche a toujours méprisé les CRS. Après les avoir pris pour des SS, elle les prend maintenant pour des cons.

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Le soldat inconnu, voyageur sans bagage.

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A l’occasion de l’ouverture des célébrations de commémoration de 14-18, on pourra relire Le soldat inconnu vivant de Jean-Yves Le Naour,  livre fascinant, révélateur de l’immense traumatisme qu’ont été ces 250 000 disparus la Grande Guerre pour la population française, et qui inspira Le voyageur sans bagage, d’Anouilh. Il nous raconte un épisode aujourd’hui tombé dans l’oubli mais qui à la fin de la guerre passionna le pays et déchira les familles,  celui d’Anthelme Mangin, ainsi appelé parce  qu’il fallait bien lui donner un nom, ce «soldat inconnu vivant » comme le rebaptisa la presse, retrouvé errant sur les quais de la gare de Lyon-Brotteaux le 1er février 1918, perdu,  amnésique, appartenant à un convoi de prisonniers arrivant d’Allemagne mais sans fiche d’identification. Il fait partie des « commotionnés », ces soldats traumatisés, qui, sur les champs de bataille, là où d’autres ont laissé leur vie, ont laissé leur santé mentale. En 1922, pour tenter de l’identifier, le ministère des Pensions fait publier une photo dans la presse, déchaînant aussitôt sans le vouloir  les passions, et faisant se lever une armée se d’épouses, fiancées, mères, sœurs et filles présumées, portées par leur chagrin, leur incapacité à faire leur deuil en absence de dépouille, et un immense espoir irrationnel. Et elles sont toutes de  bonne foi, en dépit des  plus élémentaires évidences :  Anthelme Mangin ne ressemble en rien au cher disparu ? C’est que la guerre vous change un homme. On ne lui trouve plus la cicatrice qu’il avait avant de partir ? C’est qu’un chirurgien l’a fait disparaître.  Il est plus petit ? On se tasse avec l’âge. Plus de 300 familles se disputent le malheureux amnésique et en 1939 encore, deux familles s’affrontent en justice. C’est le décès de l’objet même du litige, Anthelme Mangin, qui met un terme à la procédure en 1942. Le mystère reste aujourd’hui encore entier, aucune une analyse ADN, à ma connaissance, n’ayant été effectuée à ce jour.

 

 

le-soldat-inconnu-roman

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Charlotte Gainsbourg : sea, sex and kids.

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Charlotte Gainsbourg  aime la transgression comme son père. Une transgression qui s’exprime dans certains de ses films passablement trash ? Non bien sûr, rien de plus convenu dans le paysage cinématographique français.

Une transgression qui se révèle… dans sa vie privée : Non contente  de partager la vie du même homme depuis 22 ans et d’avoir fondé avec lui une famille nombreuse (3 enfants), elle vient de déclarer au magazine Gala : « J’aimerais bien avoir un autre enfant. Je trouve ça gai. Il n’y a même que ça qui vaille le coup ».

Plus stupéfiant, en 2013,  que brûler un billet de banque sur un plateau télévisé, non ?

 

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Cette France bien élevée qui veille debout.

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Photo envoyée par de sympathiques veilleurs debout.

Heureuse de les avoir aidés à tuer le temps.

Un peu. (A moins de lire très, très lentement, cela ne meuble pas toute la nuit…).

Veilleurs debout visuel

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Passe ton bac (avec mention) d’abord.

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Vous venez de suer sang et eau pour vos révisions,  vous attendez les résultats en vous rongeant les ongles …résultat bac visuel

Pour rien ?

Car ce vieillard inquiétant dont l’ombre terrorise chaque printemps les petits enfants (devenus grands),  serait en passe d’être euthanasié. N’est-ce pas le sort, dans notre société, des ancêtres coûteux, inutiles, dévalués ? Et la cote de celui-là est aussi basse que celle d’un assignat de l’an IV.

C’est ce que disait  en substance l’an passé Michel Fize , chercheur au CNRS, dans un livre intitulé Le bac inutile.

Une étude quelques mois plus tard a démontré que le diplôme cacochyme était en sus raciste et bourgeois : Sur son blog, le sociologue Baptiste Coulmont, auteur de Sociologie des prénoms,  (éditions La découverte), a mis en ligne des statistiques reliant prénoms et mentions au bac 2012.  Le résultat parle de lui-même : plus de 25% des Madeleine, Irène, Côme et Ariane ont décroché mention “TB”. Plus de 20% des Marie-Anne, Anne-Claire et Gaspard également. Même performance pour 15% des Violette, Apolline, Iris, Beatrice, Judith, Noé, Domitille, Hortense, Fleur, Daphné, Henri, Adèle, Rose, Augustin, Astrid et Eléonore. À ces prénoms très « Carnet du jour » sont associés relativement peu d’échecs au bac : Seulement 3% des Madeleine. À l’opposé de cet espace social, en revanche, aucun des Youssef et des Nabil n’a obtenu de mention “TB”, et plus de 30% d’entre eux doivent passer l’oral de rattrapage. Les mentions TB des  Sandy, Alison, Sofiane, Christopher, Mohamed, Cassandra …etc,  se comptent sur les doigts d’une seule main. Plus d’un tiers des Yacine et Linda devront aller au repêchage.

Pour réussir son bac, mieux vaut donc lire Le Figaro que rester scotché à M6 ou Al Jazeera. Il faut se rendre à l’évidence,  hisser à bout de bras 80% d’une classe d’âge au bac n’a pas réussi à combler les inégalités, le curseur s’est simplement déplacé : Dévaluer cette vénérable institution a  conduit à une inflation… des mentions.  Comme le souligne Michel Fize, le nombre de bacheliers avec mention Très Bien a été multiplié par trois en 20 ans et par sept depuis 1967 : « C’est désormais, dit-il, et tout le monde le sait, la mention Très Bien qui représente le bac à l’ancienne, elle que partageront nos élites nationales. »

Non content d’être raciste et bourgeois, l’aïeul est aussi sexiste. Lorsque Coulmont va plus loin dans son étude, il révèle que les filles sont gagnantes dans la grande foire à la mention Très Bien.

Bref l’antique épreuve du bac est une  Tatie Daniel que l’on croyait avoir matée mais qui a encore quelques tours vicieux au fond des poches.

Suffit-il cependant d’appeler son fils Charles-Eloi plutôt que Johnny ou Mouloud pour qu’il obtienne 16 de moyenne ? Non bien sûr. Mais certains avancent que le choix d’un prénom « classique » peut-être le signe d’une volonté  d’ascension sociale ou d’assimilation, et donc d’un climat familial porteur pour la réussite scolaire.

 

 

 

 

 

 

 

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Statut de l’enseignement catho : trottinette plutôt que char Leclerc ?

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Alors qu’avec l’irruption massive  du dogme « gender » au sein de l’éducation nationale, jamais nécessité d’une école véritablement alternative n’a été plus prégnante, le nouveau statut de l’enseignement catholique en France, tel qu’il vient d’être voté par la conférence plénière des évêques, laisse pour le moins perplexe.

Là où, pour résister, il faudrait  un char Leclerc n’envoie-t-on pas une trottinette ? Là où pour parler efficacement au corps enseignant et aux parents, il faudrait un document concis, net, concret et ferme, on trouve 51 pages et 382 articles (soit deux fois plus que dans l’ancien statut de 1992), maniant des concepts et un vocabulaire consensuel à résonance ambigüe, -qu’est-ce au juste que « la dignité de la personne humaine »  et « l’intérêt général » dont il est question dans ce document, en quoi sont-ils différents de la dignité de la personne humaine et de l’intérêt général tels qu’on les trouve dans la bouche de Vincent Peillon ?-,  et multipliant les vœux pieux (le chef d’établissement est « envoyé en mission ». Super. Mais pour faire quoi au juste ?), en évitant prudemment  toute illustration pratique plus précise.

On se souvient du courroux de Vincent Peillon, au mois de janvier,  contre les établissements  catholiques qui avaient eu l’outrecuidance de vouloir  ouvrir un débat sur le mariage pour tous, (simplement ouvrir un débat !) ,  et de la lettre qui avait suivi, adressée à tous, je dis bien tous, les recteurs de France.  Dans ce courrier grave et solennel qui se présentait comme un appel à la « vigilance » contre « les phénomènes de rejet et les stigmatisations homophobes », Peillon rappelait que le gouvernement s’était engagé à « s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités », et il recommandait aux recteurs, -outre de dénoncer les « initiatives contraire à ces principes »-, de « favoriser les interventions en milieu scolaire des associations qui luttent contre les préjugés homophobes (…)».  Il  invitait « également à relayer avec la plus grande énergie au début d’année, la campagne de communication relative à la « ligne azur » ligne d’écoute pour les jeunes en questionnement à l’égard de leur orientation ou leur identité sexuelles ». Et ceux qui ont eu l’idée de s’aventurer sur cette fameuse ligne azur n’ont pas été déçus du voyage.

De quelles marges de manœuvre  disposeront les professeurs de l’enseignement catholique pour résister à l’ingérence de l’Etat, par quels moyens cet enseignement catholique pourra-t-il lutter pour préserver sa liberté pédagogique dans un domaine aussi gravement contraire à l’enseignement de l’Eglise,  de quelles protections pourront se prévaloir les professeurs lors d’inspections, comment  garantir des directeurs et des professeurs en cohérence avec le projet éducatif de l’enseignement catholique ? De cela il n’est nulle question, comme si somme toute tout cela pouvait se régler de façon annexe à la bonne franquette, comme l’organisation des services de la cantine.

Pourquoi s’inquiéter, n’est-ce pas, puisque l’article 13 du nouveau statut stipule le « respect mutuel » entre l’école catholique et l’Etat ? C’est gentil ça, mais un tout petit peu dangereux. Comme une armistice qui ne serait signée que par un seul des belligérants, un cessez-le-feu unilatéral. Quid des modalités d’évangélisation d’une école peuplée de plus en plus minoritairement d’élèves catholiques ?  Qui des écoles catholiques hors contrat ? De toutes ces questions dérangeantes, il n’est nulle question.

La vérité est que pour mettre sur pied un nouveau statut il aurait fallu avoir le courage de regarder la vérité en face : Qu’est-ce que l’enseignement catholique aujourd’hui ? D’un côté, « le sous-contrat », De belles bâtisses majestueuses  disséminées à travers tout le territoire, chaque ville de France pouvant se prévaloir de la sienne, abritant des écoles raisonnablement coûteuses, dans lesquelles on inscrit ses enfants, selon la localisation, soit pour le niveau élevé, soit pour les fréquentations, soit au contraire pour la possibilité qu’elle offre en payant d’accueillir un enfant difficile éjecté du «public »,  soit pour l’ascension sociale qu’elle symbolise au sein de la petite bourgeoisie locale. Rarement pour l’enseignement religieux, réduit le plus souvent,- à quelques exceptions près -, au plus petit dénominateur commun, à savoir l’apprentissage  d’une gentillesse polie et tolérante.

Les familles réellement pratiquantes catéchisent en sus  ailleurs leurs enfants, mais s’escriment, diplomatiquement, à pas feutrés, et quand la direction leur en laisse le loisir, à introduire ici un peu « d’adoration », là une célébration ou une confession, saupoudrées sur le temps scolaire, dans l’espoir de semer un peu sur une terre en friche.  Des parents qui acceptent par-ailleurs avec plus ou moins de fatalisme (on ne peut rien y faire, tous ceux qui protestent se heurtent le plus souvent à un mur), des professeurs de SVT, histoire ou français  faisant parfois ouvertement montre dans leurs cours, de convictions en opposition radicale avec l’enseignement de l’Eglise.

école jean 23 metz

De l’autre le « hors-contrat », ayant préservé sa liberté de dispenser un enseignement d’essence véritablement catholique, mais au prix fort. Profondément dépourvu de moyens, disposant de locaux souvent  provisoires et toujours exigus, de personnel en sous-effectifs,  il exige  de grands sacrifices financiers doublés  d’investissements personnels  lourds (de l’organisation de la kermesse à la surveillance de la cantine), de la part de parents dotés fréquemment de familles nombreuses.

LA vérité est que ce nouveau statut, hélas ne saurait venir à bout ni  l’indigence spirituelle des uns ni de l’indigence matérielle des autres.

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Fête de la courtoisie le dimanche 9 juin.

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FÊTE DE LA COURTOISIE 2013 Dimanche 9 juin 2013, de 11 h 00 à 19 h 00

ESPACE CHAMPERRET 1 place de la Porte de Champerret, Paris XVIIe Accès par la rue Jean Œstreicher Métro : Porte de Champerret. RER C : Pereire. (Entrée 5 euros. Gratuite sur présentation de la carte d’auditeur et pour les moins de 27 ans)

Au stand du Libre Journal de la Famille et de l’Education, dédicaceront Francine Bay, Charles-Henri d’Elloy, Jean-Pierre Maugendre, Robert Ménard, Emmanuelle Duverger et Dominique Jamet.

j’y dédicacerai également   « Méfiez-vous de la France bien élevée » (éditions Mordicus), et serai heureuse de retrouver les auditeurs de Radio Courtoisie.

couv Méfiez-vous

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Loi de refondation pour l’école : Les étranges combats des profs.

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On nous le dit, on nous le répète : la fronde des enseignants concernant la réforme des rythmes scolaires est loin d’être terminée.  Ainsi, il y a quelques jours, plus d’une trentaine de directeurs d’école de l’académie de Rennes  ont décidé de faire une « grève des inscriptions », rien de moins. Le débat fait rage, vraiment, la question est d’importance pour les enseignants qui ne décolèrent pas. Savoir si la semaine de classe comptera quatre jours ou quatre jours et demi est absolument crucial. La face de la terre s’en trouvera changée et l’avenir de nos enfants avec elle. Je dois dire que moi-même, je suis hantée par cette question, je n’en dors pas la nuit. Mercredi martin or not mercredi matin.

En  revanche l’amendement de Maud Olivier (député de l’Essonne), à l’article 31 du projet de loi de  refondation pour l’école (projet de loi étudié depuis hier par le Sénat),GRÈVE DES ENSEIGNANTS CONTRE LE RETOUR À LA SEMAINE DE QUATRE JOURS ET DEMI stipulant que « la formation dispensée dans les écoles élémentaires assurera  les conditions d’une éducation à l’égalité de genre.», ne les heurte en aucune façon.  Non, pas un que cela défrise, pas un qui s’en émeuve. Pas plus que de l’obligation qui en découle, comme le précise Maud Olivier, de suivre pour les enseignants dans leur formation initiale « un module sur l’égalité femmes-hommes, une sensibilisation à la question des orientations sexuées, mais aussi une éducation à l’égalité de genre (sic)  dès le premier degré ».

La théorie du genre dès 6 ans, l’obligation pour les enseignants de se soumettre à une formation spécialement dévolue (au détriment, nécessairement, d’enseignements fondamentaux), tout cela doit sans doute leur paraître parfaitement normal car il ne s’en trouve pas un pour moufeter. Ou alors s’il s’en trouve un, il s’estime trop isolé pour  partir dans une croisade kamikaze… Les enseignants, si prompts à monter au créneau, ne réagissent pas plus que s’il s’agissait de savoir combien de fois par semaine la crème au chocolat sera inscrite au menu de la cantine.

On devrait, de façon naturelle, assister à une réaction des enseignants (sur le fond,  ou au moins sur l’opportunité d’en faire un enseignement obligatoire dès six ans, quand bien d’autres apprentissages essentiels et  prioritaires doivent être mis en place), proportionnelle au trouble que suscite la théorie du genre au sein de l’opinion française en général (confer sondage de Valeurs actuelles de novembre 2011). Une partie d’entre eux au moins, non négligeable,  devrait en toute logique émettre des réserves et faire montre d’une certaine opposition face à cet amendement. Il n’en est rien… preuve patente que le corps enseignant, dans ses options politiques, idéologiques et philosophiques, n’est en rien le reflet de la France dans son ensemble. Cette France qui lui confie pourtant ses enfants.

Comment la droite a-t-elle pu accepter sans résister de laisser faire de l’enseignement une colonie de peuplement de la gauche ?

 

 

 

 

 

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Le mur se fissure… Allez, encore un petit effort.

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liberté visuel

Du mur des cons à la manif pour tous, ces dernières semaines ont été placées sous le signe de la  prise de conscience. Prise de conscience, pour une population d’honnêtes gens habituellement peu militante et même peu politisée,  de l’existence en France d’une tyrannie de la pensée.  Une tyrannie feutrée qui, de la justice, aux médias, en passant par  l’enseignement,  a tissé une toile au maillage si serré qu’il est devenu, pour quiconque se trouve pris dans ses filets, très compliqué de s’en dépêtrer.

Ces honnêtes gens en ignoraient-ils complètement l’existence ? Non, pas tous. Mais ils préféraient s’en accommoder. La vérité est que s’est signé tacitement  il y a plusieurs dizaines d’années  entre la droite et la gauche une sorte de Yalta idéologique : La droite se gardait «les choses sérieuses » l’économie, les affaires, le secteur privé, enjoignait ses enfants à faire des écoles de commerce. Et par un curieux détournement de la notion de « devoir d’état », une population française de tradition catholique adoptait un état d’esprit  très « wasp », de petite fourmi industrieuse soucieuse de réussir dans la vie. La droite abandonnait de ce fait à la gauche le registre culturel, l’enseignement, les médias, la magistrature et la fonction publique (sauf l’Armée, dont le vivier de recrutement reste traditionnellement à droite, mais qui muette par essence, loin d’être un vecteur de la pensée de droite, agit au contraire comme stérilisateur idéologique).

Et pour continuer à réussir dans la vie, il a fallu  sacrifier un peu plus chaque jour à une  pensée de gauche de plus en plus dominante et impérieuse. Dans l’enseignement par exemple. Combien de parents recommandent à leurs adolescents,- et on ne peut pas le leur reprocher-, de se faire inconditionnellement, en Histoire, en français ou en SVT,  les apôtres d’une idéologie de gauche unanimement professée par le corps enseignant, de  sacrifier non seulement leurs propres convictions mais surtout la plus élémentaire objectivité sur l’autel de leurs examens. Et d’expliquer à leur progéniture que cette schizophrénie intellectuelle est une fatalité, qu’il leur faut s’approprier cette doxologie comme une langue étrangère, s’ils veulent passer les échelons de sélection.

Mais si cette population avait réussi peu ou prou à tout avaler, le « mariage pour tous », couplé à la généralisation du matraquage « gender » dans les écoles  a été la bouchée de trop qui leur a donné un haut le cœur. Et envie de tout vomir. Pour la première fois, ils sont allés à l’affrontement direct. Et se sont heurtés au mur, que tout occupés à leurs affaires, ils n’avaient pas vu, ou pas voulu voir, se monter.

Et là, après la prise de conscience, intervient le deuxième fait marquant de ces dernières semaines : L’acceptation du risque. Risque d’être vu et reconnu dans une manif (et convoqué par son patron : « Ben alors M’sieur Machin, je vous ai vu hier à la télé ! »), risque d’être « fiché » (légendaire vieille peur du « fichage » … Lors de la pétition à destination pour le CESE, on a vu des ménages retraités octogénaires, qui a priori n’avaient  pas leur carrière  devant eux, refuser de signer pour ne pas être « fichés »), risque d’être embarqué, gardé à vue, voire même condamné. Ces risques-là, avec toutes les implications personnelles et professionnelles qu’ils comportent, ont été sciemment encourus par  tous ces jeunes, ces pères, ces mères de famille ( veilleurs, homens,  camping pour tous…etc).

Cette population d’honnêtes gens a donc passé le cap de la prise de conscience, et celui de l’acceptation du risque. Mais restent encore pour elle quelques échelons à gravir avant de recouvrer sa complète liberté d’expression.

Le premier serait de s’assumer,  sans faux-semblants. Sans en faire des tonnes pour donner des gages. N’est-il pas un peu surprenant que les anti-mariages gay, préalablement à chaque manif,  reçoivent des consignes vestimentaires, comme si leur « look » naturel avait quelque chose de ridicule et de discréditant pour la cause ? N’est-il pas un peu déroutant de voir désormais  flotter un drapeau arc-en-ciel LGBT en tête de La manif  pour tous ?  Des ruses pour prendre à revers les présupposés disent certains. Un énième sacrifice à la tyrannie du camp d’en face pourraient dire d’autres. Et je ne parle pas du communiste Gramsci ou du poète « engagé » Aragon dont on lit des morceaux choisis aux veilleurs des Invalides (veilleurs dont j’apprécie par ailleurs l’action et le courage). Je doute fort que dans les manifestations d’Act up, on lise du Claudel ou du Péguy.

Le deuxième serait de ne pas fuir comme un pestiféré, par peur de la contagion, ceux qui partagent le même combat mais que l’on estime plus marqué, plus montré du doigt, plus détesté que soi.  Mettre la tête des autres sous l’eau pour tenter soi-même de surnager n’a jamais été une bonne solution.

 

 

 

 

 

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