Si en 2013, on pensait aux mères de famille?

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Le mois de janvier n’est pas terminé, je peux donc encore présenter mes vœux. Je voulais dons souhaiter une très heureuse année à toutes les mères de famille et faire deux ou trois suggestions simples et non coûteuses à l’adresse des trois corps de métier qu’elles côtoient le plus fréquemment,- je veux parler des médecins, des commerçants et des instituteurs-, qui pourraient se résumer dans ces quelques mots : Laissez-les vivre !

On pourrait imaginer par exemple de rendre les principes de précaution émanant du ministère de la Santé à destination des femmes enceintes moins… précautionneux : Si on les suit à la lettre, une femme enceinte, que dis-je, une femme envisageant de concevoir, devrait cesser sur le champ, « par précaution » de consommer alcool et tabac bien sûr, mais aussi, à cause de la listériose et de la toxoplasmose,  crudités non épluchées,  charcuterie à la coupe, fromage à pâte non cuite, saumon fumés, tarama, foie gras, fruits de mer, viande saignante… un vrai inventaire àla Prévert  qui ne lui laisse guère d’autre choix pour le réveillon qu’un menu knacks purée et lui impose pour le reste de sa grossesse de rester recluse chez elle, faute de pouvoir s’assurer, chez les autres, des conditions de lavage et de cuisson des différents ingrédients. A cause des phtalates cette fois et autres substances nocives, on la prie également de s’abstenir « par précaution » de déodorant, crème, maquillage, vernis à ongle….  Bref, une grossesse de femme des bois solitaire, assez proche finalement de celle qu’a vécue en son temps la comparse de détention d’Ingrid Betancourt au fond de la jungle colombienne. Une expérience, on s’en doute, que certaines n’auront pas envie de retenter une deuxième fois.

Pourrait-on demander à la grande distribution de s’inquiéter un peu du biorythme des mères de famille ?  Est-il bien raisonnable, sous prétexte de flux tendus et de course effrénée pour doubler les autres distributeurs,  de trouver dans les rayons des galettes des rois dont la date de péremption est atteinte dès le 25 décembre,  les rayonnages de chocolat de Noël dévastés dès le dimanche des Rameaux et ne comptant plus, tout au fond, qu’un petit lapin tristement brisé en mille morceaux,  les « cartables de la rentrée » en rupture de stock dès le 14 juillet, de ne plus avoir aucune chance de trouver après le 15 janvier, chez les chausseurs pour femme,  une paire de bottes digne de ce nom si l’on ne chausse pas du 45 ou du 34  ? La période ad hoc pour l’achat des tongs commence dès le nouvel an, les catalogues de VPC printemps-été sont d’ailleurs expédiés dès avant Noël.  Sauf que pour circuler sur les trottoirs verglacés au milieu des congères… Notez qu’il y a la possibilité du port des tongs avec chaussettes, il paraît que c’est là pratique courante pays de Pearl Buck et de la Grande Muraille, mais pour les mères de famille qui ne répondent pas au nom poétique de  petit rayon de lune qui scintille dans le vent, -et qui sont malgré tout nombreuses dès lors que l’on quitte le 13ème arrondissement-, cette solution ne peut-être complètement satisfaisante.

Pourrait-on glisser aux institutrices d’éviter de programmer des  exposés dès le Cours Préparatoire ? S’imaginent-elles vraiment que ce brillant panorama des conditions de vie du panda  dans son milieu naturel étayé par un tableau Excel et illustré grâce aux bons et loyaux services de « google images » a été réalisé par Louis, 7 ans 1/2 ?

Pourraient-elles également cesser d’exiger  impérieusement pour le lendemain  le règlement, – en liquide  et dans une enveloppe individuelle -, de la photo de classe ? Si pour un enfant unique, trouver dans la soirée la somme de 7€64 en menue monnaie est à la rigueur envisageable,  lorsque la fratrie compte plus de deux enfants, quelle autre solution que de faire main basse sur  la tirelire opération pièces jaunes du comptoir de la boulangère ?

 

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2 réponses à Si en 2013, on pensait aux mères de famille?

  1. Bécasse dit :

    Merci de vos vœux ! Je me sens pleinement concernée par eux, puisqu’à la tête d’une tribu de 8 ;)
    Merci aussi de votre bon sens !
    En effet, je bois et je mange de tout ( si, si !) avant, pendant et après mes grossesse et celui qui m’en empêchera n’est pas né… Il est possible que je ne sois pas toujours très franche avec mon médecin…
    En effet, je me demande toujours pourquoi on ne peut plus acheter de sandales après le 15 juillet ni de gants après le 15 janvier… Savent ils, ces gens là, qu’il pourraient faire des affaires chez les retardataires ?
    Enfin, décidément, je n’aime pas non plus trouver dans le cahier de texte de mes enfants un petit mot m’informant qu’il faut impérativement un cahier d’un format introuvable pour demain…
    Bref ! je me retrouve dans toutes les situations que vous décrivez… sauf une : quand on me réclame 7,64 euros pour la sortie de demain (ou autre fadaise scolaire), j’ai toujours le culot de payer par chèque… Je me contrefiche de savoir si les maîtresses apprécient, pas plus que mon banquier !!!

    Bonne année à vous !

  2. Pascale dit :

    Bravo et merci. Ca fait du bien de voir que pour quelques personnes la mère famille n’est pas quantité négligeable.
    En fait j’écris pour ma femme qui, élevant nos 4 enfants, n’a ipso facto guère le temps de bloguer ! (mais blaguer oui encore)
    Je partage avec elle le maximum de choses mais travaillant dur elle assume plutôt la maison….c’est un choix à deux que nous ne regrettons pas.

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